LES BIENFAITS DU RIRE :

Galien, médecin romain, disait : « les femmes gaies guérissent plus vite que les femmes tristes ». Une affirmation que ne démentent pas nombre de thérapeutes pour qui le rire est un véritable médicament !

Le rire est devenu une affaire sérieuse en 1979, date de la sortie d’un livre qui a fait date : « La Volonté de guérir », de Norman Cousins (Robert Laffont). Atteint d'une terrible maladie des vertèbres, la spondylarthrite ankylosante, ce journaliste attirait l'attention de la communauté médicale en décrivant comment il s'en était sorti : en visionnant dans sa chambre les films des Marx Brothers.

Explications : le rire est un véritable jogging intérieur. Le cœur se met à battre aussi vite que lors d'un 100 mètres et les poumons rejettent alors d'énormes quantités d'air. La circulation sanguine s’accélère, augmentant l’élimination des toxines accumulées. La digestion est boostée par les contractions abdominales. La tension nerveuse s’évacue.

Le corps cède ensuite irrésistiblement à une détente bienfaisante et régénératrice. C’est l’effet des endorphines, ces morphines naturelles sécrétées par le cerveau lorsque nous rions de bon cœur. En même temps, le rythme cardiaque se ralentit, le calibre des vaisseaux sanguins augmente et la pression artérielle diminue.
En bref, le rire fait baisser l'hypertension, améliore la digestion et garantit un sommeil paisible…

Vous avez l’impression que le monde vous surveille, à l'affût du moindre de vos défauts ? "Alors improvisez !".

Un rire improvisé.
Dans les ateliers du Jogging du rire, on rit de notre ego qui produit des mécanismes rigides, inadaptés à la vie. "L'improvisation est une manière de piéger la logique. En la franchissant, en la dupant, on entre dans l'imaginaire et dans sa créativité ». Chacun improvise à tour de rôle des attitudes reprises par l’ensemble des participants. Inattention des uns, peur du ridicule des autres…, les situations cocasses s'enchaînent et les rires fusent.

Une prise de conscience. Se mettre ainsi en jeu, s'exposer, provoque des prises de conscience. "On projette bien souvent sur son entourage le regard sévère qu'on se réserve".. Au-delà d'un état jubilatoire, elle balise le chemin vers «l'enfant intérieur » et sa spontanéité.

 

La mesure scientifique des effets positifs du rire sur le système immunitaire

26 mars 2001 - On connaît depuis longtemps l'effet bénéfique de la bonne humeur sur le processus de guérison. Au 18e siècle, Voltaire commit même un petit aphorisme qu'on cite encore : « L'art de la médecine consiste à amuser le patient pendant que la nature guérit la maladie ».

Au cours du XXe siècle, c'est à l'américain Norman Cousins, qui s'est guéri d'une maladie réputée incurable en visionnant des films comiques, qu'on doit la création d'un véritable intérêt scientifique pour la question. Aujourd'hui, il est de plus connu et reconnu que le rire et la bonne humeur ont des effets positifs sur la santé et il existe plusieurs dizaines de recherches sur divers aspects de ce phénomène. Aucune recherche n'avait cependant étudié systématiquement l'effet du rire sur les différents types de cellules du système immunitaire. Une recherche récente vient combler partiellement cette lacune.

L'objectif de la recherche était carrément de mesurer l'effet d'un bon rire joyeux sur divers paramètres neuroimmunologiques comme le nombre et l'activité des cellules tueuses naturelles (NK), les leucocytes, les cellules T, B, l'interféron gamma, et les lymphocytes, granulocytes et autres monocytes, toutes cellules et substances utilisées pour combattre les maladies. La méthode : le visionnement d'un vidéo comique durant une heure et l'analyse d'échantillons sanguins pris 10 minutes avant le visionnement, à mi-chemin du visionnement, puis 30 minutes et 12 heures après. les sujets : 52 étudiants en médecine, tous volontaires.

Les résultats semblent sans équivoque : on a mesuré une activité accrue des cellules tueuses naturelles, et une augmentation significative des immunoglobulines G, A et M, des cellules T et de la plupart des autres paramètres analysés. Certains effets étaient encore clairement mesurables plus de 12 heures après la visionnement, comme le nombre d'immunoglobulines, de leucocytes et la quantité d'interféron gamma, une substance impliquée dans la régulation du système immunitaire.

La conclusion : l'effet du rire en tant que stress positif sur les paramètres neuroimmunitaires peut avoir des effets bénéfiques sur l'état de bien-être et cette « rigolo-thérapie" pourrait être utilisée comme méthode complémentaire dans une approche de médecine intégrée. Autrement dit, le rire est une très bonne façon de stimuler son système immunitaire et devrait faire partie des saines et élémentaires habitudes de vie.

Berk LS, Felten DL, Tan SA, Bittman BB, Westengard